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Anne & Sam


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Australia, another step in Darwin's shoes
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Time to come back

Sydney, Australia


Toutes les bonnes choses ont une fin (heureusement, sinon on finirait par s'ennuyer). Ce fut un voyage exceptionnel. Et il faudra définitivement qu'on revienne, autant pour l'Etat de Victoria (Melbourne) que pour la Tasmanie qu'on na' pas eus le temps de voir. Mais on gardera de ce pays-continent la sensation singulière d'un monde à part qui a grandi séparément du nôtre ; des souvenirs inoubliables de notre expédition dans l'outback ; une humilité respectueuse vis à vis de la culture aborigène et du petit aperçu qu'on a eu de l'environnement incroyable dans lequel elle s'est développée (depuis le désert central jusqu'aux forêts tropicales du territoire d'Arnhem) ; une impression aussi amusée que détrempée de cette jungle où nous sommes restées des étrangers dans leur bulle de caoutchouc ; et une humilité émerveillée devant la taille, l'âge et la fragilité de La Grande Barrière de Corail ; sans oublier bien sûr les Australiens eux-mêmes, des cow-boys rendus un peu rustres par une nature hostile, mais qui n'ont oublié ni la gentillesse ni le savoir-vivre. Il y a, à Sydney en particulier, une si tranquille douceur de vivre qu'il est difficile de ne pas imaginer y poser ses amarres pour un temps. Gageons donc que ce n'est qu'un « au-revoir »...

Et les meilleures photos pour la route :
http://picasaweb.google.com/microsam/BestAustralianSigns#
http://picasaweb.google.com/microsam/BestAustralianScenery#
http://picasaweb.google.com/microsam/BestWildlife#
http://picasaweb.google.com/microsam/BestAustralianPlants#
http://picasaweb.google.com/microsam/BestAustralianSky#
http://picasaweb.google.com/microsam/BestAustralianPattern#

permalink written by  Anne & Sam on April 7, 2010 from Sydney, Australia
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Whitsunday Islands and the Great Reef Barrier

Whitsunday Island, Austria


L'Etat du Queensland s'est payé, à très peu de frais, un coup de pub fantastique en passant sa petite annonce pour « le meilleur job du monde » : un an payé à jouer les Robinson Crusoé sur une ile paradisiaque des Whitsunday justement. Même si tous les Australiens connaissent ces petits joyaux de sable blanc, je dois bien reconnaître pour ma part que je n'en avais jamais entendu parler avant ce fameux buzz. Mais la perspective de finir nos vacances dans ce havre tranquille n'a bien sûr pas échapper à Anne. C'est devenu une tradition désormais de terminer nos périples par trois jours de plage dans un petit hôtel de charme.
Ce sera le Pepper's Palm Bay, une dizaine de bungalows style thaï, accessibles uniquement en bateau ou en hélicoptère, et nichés sur Long Island,
entre deux plages donnant pour l'une sur le coucher et pour l'autre sur le lever du soleil. Notre bungalow a quasiment les pieds dans l'eau. La piscine est top, le jacuzzi chauffé aussi. Et la cuisine est à la hauteur du cadre (petit-dèj gargantuesque et dîner raffiné à souhait), heureusement parce qu'à part des noix de coco, il n'y a rien à se mettre sous la dent à moins d'une heure et demi de bateau. Cette fois donc, il ne manque rien. A part quelques feuilles aux palmiers... Le cyclone est passé, il y a à peine dix jours et on a de la chance parce que l'hôtel est resté fermé une semaine pour tout nettoyer.
Le service est d'ailleurs aussi attentionné qu'élégant. Notre skipper fait un accroc malheureux à notre valise en la débarquant, ce qui nous vaudra une réparation plus une valise neuve plus une bouteille de vin offerte par la maison qui ne veut définitivement pas que nous gardions le moindre mauvais souvenir de notre séjour.
Ce qui soyons honnête ne risquait pas d'arriver car, au prix d'une petite entorse à nos traditions, nous ne résistons pas à une excursion sur la grande barrière de corail. De quoi éclipser tous les mauvais souvenirs qui soient. Elle est à une petite centaine de km des Whitsunday et en général, on la rejoint en deux ou trois heures de bateau. Mais nager au milieu des coraux et des poissons multicolores ne constitue que la moitié du spectacle. Ce n'est que depuis les airs qu'on peut prendre conscience du fait qu'on n'est pas juste sur un massif coralien comme les autres. Donc on craque !
Notre hydravion atterrit dans la baie devant l'hôtel et vient nous chercher sur la plage. On embarque avec deux petites japonaises, aussi gentilles que discrètes, pour un survol de l'archipel des Whitsunday d'abord, et en particulier de la mythique White Haven Beach. On traverse un mur de nuages et de pluie en croisant les doigts pour retrouver le soleil derrière.
Puis la nuée se disperse tandis que l'interminable ligne blanche et verte se détache à l'horizon sur les eaux turquoises du Pacifique. On y est. Les massifs de coraux dessinent sous nos pieds des arabesques aussi gracieuses qu'improbables. Privilège parmi les privilèges : on survole le fameux cœur de la grande barrière et j'ai droit à ma propre photo de la carte postale qui a fait le tour du monde.
L'hydravion se pose dans un lagon où nous attend un petit bateau à fond vitré.
On enfile le masque, le tuba, les palmes et la combinaison anti-méduse. La mortelle box jelly-fish n'est a priori pas présente dans ces eaux, mais la non moins détestable Irukandji si ! Elle n'est létale que pour les cœurs fragiles, mais reste horriblement douloureuse en plus d'être indétectable : elle est grosse comme le pouce et transparente comme le cristal. Même l'écossais qui a gagné le meilleur job du monde s'est fait piquer. Donc on ne prend pas de risque et on s'équipe comme il se doit.

La partie sous-marine du spectacle est tout simplement indescriptible (j'ai investi dans un appareil water-proof jetable dont j'espère qu'il donnera au développement quelques photos récupérables). Des arbres de coraux bleu-roi se dressent sur les hauts fonds à plus de deux mètres. Des poissons de toutes les couleurs se cachent entre leurs branches. Des conques gargantuesques (60 cm de large) arborent des zébrures vertes fluorescentes entre leurs coquilles. On a la chance assez exceptionnelle de bénéficier d'une marée très haute, nous permettant de nager dans 80cm d'eau au dessus du massif. Ce qui est normalement interdit par risque d'endommager les coraux d'un coup de palme malencontreux (certaines formations sont millénaires). J'ai snorklé dans la mer Rouge, à la Réunion et à l'ile Maurice, mais jamais je n'ai vu quoi que ce soit de comparable à ces abracadabrantes constructions sous-marines. Et j'ai tout le mal du monde à m'arracher à l'exploration de ce dédale multicolore où s'égaillent des centaines de poissons de toutes tailles, de toutes formes et de toutes teintes.
Après une grosse heure de nage, on prend un petit verre de champagne sur le bateau, au dessus de cette merveille naturelle, puis notre hydravion redécolle pour nous ramener sur notre plage tranquille. Et le spectacle est aussi fascinant au retour qu'à l'aller...

http://picasaweb.google.com/microsam/WhitsundayIslands#
http://picasaweb.google.com/microsam/GreatReefBarrier#


permalink written by  Anne & Sam on April 4, 2010 from Whitsunday Island, Austria
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Magnetic Koalas's Island

Magnetic Island, Australia


Townsville est notre prochaine étape. On s'y installe au Blue Reef Lodge, une auberge de jeunesse plus que convenable où les travailleurs saisonniers côtoient les backpackers de passage (de toutes nationalités, les uns comme les autres). La ville en soi n'a pas grand intérêt. On ne l'a choisie que parce qu'elle est le point de départ pour Magetic Island, une des plus grandes réserves naturelles de koalas. La boule de poils la plus populaire d'Australie faisant partie des fantasmes de gamine dont Anne n'est pas encore revenue (contrairement au poney et au dauphin), nous ne pouvions pas décemment repartir sans en avoir vu.
Outre ses koalas, Magnetic Island est surtout réputée pour ses plages (Nelly Bay, Radical Bay, Horseshoe Bay...) et en ce WE de Pâques, les Australiens vont être nombreux à y passer la journée. On prend donc le premier ferry (6h30 sur le pont) pour devancer la chaleur autant que la foule.
On prévoyait au départ une ballade tranquille, mais de crique paradisiaque en baie de rêve, on se retrouve vite avec une petite dizaine de km sous les semelles. D'autant que, l'air de rien, la douce Magnetc Island est pas mal accidentée (pendant la seconde guerre mondiale, les Australiens en avaient fait un point central de leur ligne de défense contre le Japon et installé, dans ces pitons rocheux, toute une batterie d'artillerie qui n'a jamais servi).
On ne regrette rien cependant parce que les paysages sont superbes, encore complètement différents de tout ce qu'on avait vu jusque là. Et puis surtout, au milieu de la centaine d'hectares de ces forêts d'Eucalyptus, on a la chance de trouver deux koalas. Le premier est un petit, caché dans les feuilles, et qu'on aperçoit de justesse, mais le second est une belle grosse boule de fourrure, coincée entre deux branches, qu'on pourrait presque toucher si on voulait. Une peluche pas bien farouche que je dois réveiller en grognant pour pouvoir prendre une ou deux photos
(la bestiole passe 20h par jour à dormir pour digérer les feuilles d'eucalyptus toxiques qu'elle passe ses 4 autres heures de la journée à manger). Il paraît cependant que sous ses airs indolents le koala peut devenir très agressif, et quand on voit la taille des griffes avec lesquelles il s'accroche dans les arbres, on a un peu moins envie de prendre la peluche dans nos bras.

http://picasaweb.google.com/microsam/Townsville#
http://picasaweb.google.com/microsam/MagneticIsland#

permalink written by  Anne & Sam on April 3, 2010 from Magnetic Island, Australia
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Daintree under tropical low

Daintree, Australia


On se lève à 3h du matin pour attraper le vol qui nous emmène sur la côte Est. On rend notre pot de yaourt à Darwin pour récupérer, à Cairns, un bolide full-auto.
Ici, il fait certes un bon 30°C, mais il pleut et Mr Avis, qui est aussi maniéré que prévenant, que le cyclone Ului (qui a frappé les Whitsunday Islands, il y a une semaine... on espère que notre hotel y est toujours debout), que Ului donc s'est transformé en une dépression tropicale stationnant au large de cap York et envoie des précipitations massives sur toutes la côte depuis le Nord.
C'est assez inquiétant pour nous parce que justement on a prévu de remonter vers le Nord pour rejoindre Cap Tribulation, dans la rainforest, là où les naufragés du Bounty se se sont révoltés. Après un coup de téléphone, on a confirmation que la route n'est pas coupée jusqu'à Daintree (notre lodge), mais juste après à Cooper Creek. On ne se dégonfle pas pour autant et on se lance sur la Captain Cook Highway (du nom du commandant du Bounty) pour parcourir les 250 kmqui nous séparent de notre objectifs.
Ca commence par de la pluie intermittente comme chez nous, ça devient vite des trombes d'eau comme on en voit que dans nos orages d'été, puis finalement je roule sous un déluge de gouttes grosses comme le point cadencées comme des rafales de mitrailleuses. Et ça ne s'arrête pas !
A Daintree, c'est la jungle, profonde, touffue, tropicale, impénétrable. Notre éco-lodge est installé en plein milieu de nulle part. Un réseau de passerelles relie les bungalows aux toits vitrés donnant sur la canopée. On est alimenté par groupe électrogène et tout, absolument tout, doit être biodégradable; Interdiction d'utiliser son propre gel douche ou sa mousse à raser. Il y a même une piscine suspendue entre les arbres.
Le lieu est absolument génial et les gérants sont super sympas (un couple de petits jeunes – 28 et 29 ans – qui ont décidé de se lancer dans l'aventure). Il n'en demeure pas moins qu'il pleut sans interruption et même les superbes palmiers parapluies ne suffisent pas à nous abriter. On décide donc de revoir nos plans et de ne rester ici qu'une nuit pour repartir vers le Sud aussi vite que possible et espérer échapper aux vagues pluvieuses d'Ului.
En attendant, on est là et pas question de se laisser aller à la déprime. Pour une journée la pluie tropicale, c'est vraiment fun.
On va voir la magnifique cow bay, une crique déserte (la pluie, les crocos, ou les méduses au choix) où la jungle vient se jeter dans la mer.
Le décor parfait des révoltés du Bounty. On s'arrête au retour pour manger une glace sous la pluie. Si. Daintree accueille un glacier exceptionnel qui confectionne des trucs de malade avec les fruits locaux. Puis on rentre se faire mitonner un petit dîner.
Nos hôtes débutent certes dans l'hotellerie, mais nous servent, au bout du monde et sans discussion, la meilleure cuisine qu'on ait mangé jusqu'ici. Souris d'agneau et barramundi aux agrumes, une tuerie ! Puis il nous achèvent avec une tarte au citron façon cheese-cake couverte d'une pellicule de crème brulée accompagnée d'une glace à la vanille et ses fruits de la passion frais. Pffff....
Dire qu'à peine une demi-heure plus tard, tout ça nous paraît aussi loin que la civilisation. On s'est lancé dans une randonnée en pleine jungle BY NIGHT.
On transpire sous nos ponchos. J'ai enrobé mon appareil photo dans un sac en plastique contre la pluie qui ne faiblit pas. Nos lampes frontales pointent sous nos capuches. Notre guide avance pieds nus dans la boue, mais nous on est bien contents de s'être faits prêter des bottes en caoutchouc (il paraît qu'il n'y a rien de dangereux pour nous sauter dessus dans la rainforest australienne, mais les sang-sues et autres saloperies du genre, à ma connaissance, ça ne sautent pas). La jungle est déjà une expérience à part entière. Un
environnement où tout est étranger. Mais alors de nuit, c'est comme de se baigner dans une eau noire sans savoir ce qui grouille sous vos pieds. Et le rayon de nos torches ne fait que mettre en valeur tout ce qu'on ne voit pas... mais qu'on entend très bien. Le battement ahurissant des ailes des chauves-souris géantes par exemple. On suit aveuglément notre guide en se disant que s'il décide de nous abandonner au milieu de la forêt, on sera sans doute mort avant l'aube. On mange des fruits bizarres et chevelus qui ressemblent aux lichis, on croise des iguanes arboricoles (Boyd's dragon lezard), des crapauds vénéneux, des grenouilles de toutes sortes, des araignées affreuses, des insectes bizarres et des oiseaux endormis. Mais pas de Casoar.
Cet émeu à la tête bleue surmontée d'un casque rouge est emblématique de la région, endémique et en voie de disparition. Tout ce que nous en apercevront malheureusement, c'est sa silhouette sur les panneaux routiers parce que ni ici, ni à Mission beach, notre prochaine étape, il ne daignera montrer le bout de son nez.
Il est certes très beau le Casoar, mais on a pas envie de l'attendre. On reprend notre voiture et on fuit ces pluies diluviennes en espérant retrouver le soleil au plus vite. Vers le sud, toujours plus au sud...

http://picasaweb.google.com/microsam/Daintree#

permalink written by  Anne & Sam on April 2, 2010 from Daintree, Australia
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Litchfield Karaoke Park

Batchelor, Australia


A un centaine de km au Sud de Darwin se trouve le Litchfield Park, réputé pour ses champs de termitières magnétiques (parfaitement alignées sur un axe Nord-Sud), mais surtout pour ses swimming spots. Et il y a de quoi. Non seulement parce que ce sont les seules possibilités de baignade naturelle à près de 300km à la ronde (partout ailleurs, piquer un tête peut s'avérer fatal pour cause de crocos ou de méduses).
Mais le lieu est, en sus, tout simplement exceptionnel. Encore un conseil de Géraud qu'on ne regrette pas.
On commence avec les Florence Falls. Deux chutes d'une vingtaine de mètres qui se jettent dans une piscine naturelle où l'eau est aussi claire que chaude. Anne s'y plonge sans l'ombre d'une hésitation et on va nager jusque sous la cascade.

En continuant notre périple, on rejoint les Buley Rock Holes. Cette fois, c'est une torrent qui dévale une série de terrasses avec, à chaque marche, des trous d'eau de plusieurs mètre de profondeurs. On flane, on repère le meilleur coin et on installe nos serviettes sur une plateforme donnant directement dans le jacuzzi naturel le plus royal du monde. Température de l'eau 25°C, température extérieure 35°C.
C'est le bonheur. On en oublie le temps qui passe... et le soleil qui tape. Je me brûle les épaules au 3ème degré, mais c'est trop bon.
On pousse jusqu'aux Wangi Falls, qui sont fermées pour cause de... crocodiles. C'est pas grave, on retourne aux Buley Rock Holes et on remet ça. On sillonne le parc dans notre pot de yaourt climatisé, pieds nus, en maillot de bain, et avec la musique à tue-tête (souvenirs d'été à la plage). Anne a d'ailleurs mis toute la discographie de Jean-Jacque
Goldman sur l'ipod et on se fait la totale (revival quand tu nous tiens !). C'est à celui qui connaîtra le plus de chansons par cœur. Et je crois bien que c'est moi qui l'emporte. Sans doute parce qu'étant un peu plus vieux, j'ai été exposé plus longtemps. Grrrr...

http://picasaweb.google.com/microsam/LitchfieldPark#

permalink written by  Anne & Sam on April 1, 2010 from Batchelor, Australia
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Feather sanctuary and wine under the table

Darwin, Australia


Après Kakadu, Darwin sera notre base de ralliement pour deux jours.
On s'installe au Feather Sanctuary, un bed&breakfast sensiblement plus luxe que tout ce qu'on a fait jusqu'ici. Notre bungalow trône au milieu d'un parc où s'égaient les oiseaux sauvages : des cygnes noirs, des grues, des jabirus, un pélican et tout un tas d'autres dont je ne retiens pas les noms.
La chambre est simple et élégante avec à chaque coin, une surprise : avant droit, la terrasse où on prend l'apéritif et le petit-dèj au milieu des animaux ;
arrière droit, la salle de bain en plein air (génial sous les tropiques) ; arrière gauche, une baie vitrée dont la moitié donne sur un vivarium avec un flying opossum qui se réveille la nuit.
En fin d'après-midi, John le propriétaire nous fait faire le tour du parc en même temps qu'il nourrit son petit monde et on découvre quelques surprises supplémentaires : deux wallabies se baladent en liberté dans le jardin ; à l'intérieur de sa maison, il a un bassin avec des Jesus Birds qui courent sur les nénuphars ; il y a même un crocodile d'eau douce à l'arrière qui saute quand on le titille...

La ville de Darwin en elle-même ne présente pas un intérêt majeur (totalement reconstruite après le cyclone Tracy de 1960), exceptés ses ciels crépusculaires complètement ahurissants. On en profite depuis Cullen Bay, la marina très chic où on a trouvé un petit resto italien.
C'est un B.Y.O. Comprenez Bring Your Own... bottle, parce que le restaurant en question ne vend pas d'alcool. Mais on demande gentiment au patron, qui jette un coup d'œil à la ronde, et nous murmure « I can give you two glasses of wine,very good mama mia, but under the table ! » «  you know what I mean ? » fait-il avec un clin d'oeil prononcé. Oui, en France, on a du mal à concevoir d'arriver au resto avec son cruchon de pinard mais on comprend bien les dessous de table.
Et quand on approfondit un peu pour savoir pourquoi il n'a pas la licence, notre patron y met les mains : « I will not give thousands of dollars to these bastards. If i want lazyness on the beaches of Thailand, I'd rather go by myself !!! ». On rigole bien, et ses pastas sont aussi bonnes que son vin sous la table.

http://picasaweb.google.com/microsam/FeatherSanctuary#

permalink written by  Anne & Sam on March 31, 2010 from Darwin, Australia
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Arnhem land from the air

Darwin, Australia


Après avoir tenté le bateau, la marche, et la voiture là où on pouvait, il ne nous reste plus que la voie des airs pour accéder aux joyaux du parc que sont les Jim Jim falls et Twin falls. C'est sans doute cher, mais au diable l'avarice, je convaincs Anne de venir avec moi faire le grand tour en hélicoptère !

6h30 du matin, on croise un superbe wallaby sur la route d'accès à l'héliport. Matt, notre pilote nous attend. Il a démonté les portes de son petit Raven 44 pour qu'on puisse profiter du vol avec un maximum de sensations et faire les meilleures photos possibles.
On décolle avec le soleil qui peine à percer les nuages à l'horizon. On longe la chaîne rocheuse qui sépare le parc de la Terre d'Arnhem. Les multiples paysages de kakadu défilent sous nos pieds.
On se croirait dans la Terre Vue du Ciel. Sauf qu je ne suis pas Yann Arthus Bertrand et qu'il me faut pas loin de 400 photos pour en sortir une quarantaine de correctes, au hasard de mes cadrages maladroits.
On atteint d'abord Jim-Jim, une falaise sacrée pour les aborigènes, puis les chutes auxquelles elle a donné son nom. On passe à fleur de roche. On pourrait presque les toucher (si sortir son bras de l'habitacle à 200 km/h n'était pas une très mauvaise idée).
Mat nous fait virer au dessus des falaises et plonger dans les gorges. Le spectacle est tout simplement ahurissant. Suivent les Twin Falls qui portent bien leur nom. Et après ça, Matt nous fait le privilège de nous ramener en faisant un détour par le Territoire d'Arnhem que nous n'aurions jamais pu apercevoir autrement puisqu'il est interdit à tout autre que les aborigènes.
A l'atterrissage, je me permets de demander à Matt les limites de ce qu'il se sent de faire avec son petit hélico.
Il me répond avec un grand sourire que la réglementation interdit de voler à moins de 500m d'une paroi verticael et à moins de 100m du sol (pour info, il nous a fait descendre dans des gorges qui ne faisaient pas plus de 30m de large et voler à 5m au dessus de l'eau). Matt m'explique qu'il fait attention avec les Australiens parce qu'on ne sait jamais qui travaille pour l'aviation civile, mais comme on était Français et qu'on a pris le « big tour » (1h20 de vol), il nous a fait la totale. On ne regrette pas l'investissement, c'était exceptionnel.

http://picasaweb.google.com/microsam/LandOfArnhem#

permalink written by  Anne & Sam on March 29, 2010 from Darwin, Australia
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Nourlanguie Rock and the sound of the wallaby

Darwin, Australia


Il est 7h du matin et, tout frais tout équipés, on roule vers Nourlanguie Rock en essayant d'éviter les bandes de dingos
et les grues qui encombrent notre route. Aujourd’hui, on a décidé de s'attaquer à la Bark Long Walk, randonnée emblématique du parc : 12 km estimés entre 6 et 8 heures de marche. On a suivi les recommandations prudentes du Lonely autant que de notre réceptionniste au Lake View Park et on est allé prévenir les rangers qu'on se lancerait ce matin. « Faîtes attention où vous mettez les pieds (référence aux serpents), ne sortez pas du sentier et ne perdez pas de vue le dernier repère tant que vous n'apercevez pas le suivant. »
Il faut bien leur reconnaître que sans les repères, on aurait eu vite fait de se perdre et qu'on fait demi-tour un paquet de fois pour retrouver notre chemin. A notre décharge cependant, la signalisation est plutôt sommaire :
un fléchage vaguement rouge qui devient difficile à discerner de la roche avec le temps et se réduit souvent à un tas de pierres. Les rangers feraient bien par ailleurs de préciser qu'il ne faut pas faire attention QUE là où on met les pieds parce
que je me prends dans des toiles d'araignées qui font un ou deux m2 et que je prends vraiment peur en réalisant que les arachnides qui les ont tissées sont
presque aussi grosses que ma tête !!!!
C'est de loin la rando la plus dure qu'on ait faite depuis notre arrivée. Ca grimpe abruptement, il faut escalader, ça glisse, c'est long, mais surtout il fait chaud et terriblement humide. On a emporté trois litres d'eau dans nos gourdes et on rapporte sans doute autant de sueur à essorer de nos fringues. Le jeu en vaut cependant la chandelle. Les paysages sont grandioses et n'arrêtent pas de changer. On passe d'une jungle humide et dense à de vastes plateaux sablonneux couverts de hautes herbes, en passant par des forêts ocres, des clairières ombragées, et des dédales de rocailles.
On s'émerveille devant des peintures aborigènes. On découvre des plantes extra-terrestres aux couleurs flamboyantes, des croisements étranges entre le palmier et le cactus, des lézards herbicoles et des têtards zébrés.
Après quatre heures de marche,
je repère des crottes bien rondes et des traces à quatre doigts auprès d'un trou d'eau (Craig nous avait expliqué que quand le wallaby reste sur place, il a tendance à osciller de droite et de gauche en laissant la marque de ses pousses). Il y a des grottes avec de l'ombre partout autour, pas le début de la possibilité d'un crocodile et je me dis que si j'étais un wallaby, je trouverais le coin plutôt peinard. D'autant que la végétation consiste ici en herbes de plus de deux mètres de haut qui permettent aisément de voir sans être vu.
Et ça ne rate pas quelques minutes plus tard, on entend avec Anne le bruit à nul autre pareil des bonds d'un animal à ressort qui pèse sans doute ses 80 kg. Pressée de finir la marche, Anne n'a pas la patience d'attendre, mais 5 minutes plus tard, le wallaby qu'on a dérangé repart et j'aperçois son ombre à travers les persiennes d'herbes dorées.

http://picasaweb.google.com/microsam/NourlangieRock#

permalink written by  Anne & Sam on March 28, 2010 from Darwin, Australia
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Three crocs in the billabong

Darwin, Australia


En cette fin de Wet Season, beaucoup des accès du parc national de Kakadu sont fermés ou accessibles uniquement en 4x4. Autant dire qu'on ne compte pas s'y aventurer avec notre pot de yaourt (non flottant) parce qu'on a signé une belle décharge comme quoi on était tout simplement pas assuré si on sortait des routes goudronnées. On est donc obligé de trouver d'autres moyens de locomotion plus adaptés aux circonstances pour profiter des merveilles du lieu.
Ce matin, ce sera le bateau. Un gros véhicule amphibie nous emmène sur des chemins inondés jusqu'à l'embarcadère et on part remonter la East Alligator River.
On nous a bien prévenus : ils sont absolument partout, des touristes se font bouffer tous les ans, mais on n'est jamais sûr de les apercevoir. En cette période, la plupart des rives où les redoutables « salty crocodiles » aiment se reposer sont inondées et ils passent l'essentiel de leur temps dans l'eau à la recherche de nourriture (contrairement à la dry season où ils n'ont qu'à attendre auprès des points d'eau que les proies viennent à eux). Bref, c'est pas gagné d'avance et on passe notre première heure de croisière à admirer le paysage, à observer les « white belly eagles »,les buses sifflantes
(« wisthling kites » que les aborigènes appellent plus poétiquement fire hawks parce qu'elles foncent vers les feux pour attraper les insectes), et les jabirus (oiseaux emblématiques et endémiques de kakadu qui ressemblent à d'élégante cigognes au coup bleu électrique) tout en regardant nos montres et en se disant que c'est déjà pas mal tout ça...
Et puis j'aperçois une masse verdâtre dissimulée dans les branchages de la rive. Je hurle « Croc on left hand side » et le bateau vire lentement pour s'approcher du monstre indolent.
Ou plutôt « à l'air indolent » parce qu'on fait un bond en arrière quand il claque des mâchoires avant de se précipiter dans l'eau avec une célérité effrayante. La bête fait quand même un peu plus de trois mètres de long. On suit son sillage de bulles et on l'observe refaire surface. Ses yeux jaunes émergeant des eaux sombres et l'ombre de sa queue reptilienne sinuant derrière lui.
C'est le premier de la série, mais deux autres suivent, dans l'eau comme sur les berges. Et à se dire qu'il y en a six mille dans le parc, qui peuvent jaillir de n'importe quelle mare, on a un peu froid dans le dos, on comprend soudain un peu mieux les panneaux préventifs.

http://picasaweb.google.com/microsam/EastAlligatorRiver#

permalink written by  Anne & Sam on March 27, 2010 from Darwin, Australia
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De Darwin a Jabiru (fucking dry in the wet)

Darwin, Australia


Darwin est la capitale du territoire du Nord avec 70 000 habitants (ça doit être à peu près la population de Vierzon). A l'aéroport, les Larrika people, « traditional owners of the land », nous souhaitent la bienvenue sur de grandes banderoles. On récupère notre voiture (version coréenne de la fiat 500)
et on attaque les 250 km qui nous séparent du parc national de Kakadu. Ca ne paraît pas grand chose, mais avec la conduite à gauche, les nids d'autruche dans la route, les « road trains » (un truck avec 4 remorques de 38 tonnes)
et le risque de voir débouler des bestioles de tous les côtés, ça compte définitivement double. D'autant que pour ajouter un peu de pression, on a refusé de payer le supplément assurance « sérénité » et qu'on a donc une franchise de 5000 $ au moindre pet. On aime le risque.
Dans le Red Center, on se faisait cuire à la poêle. Ici, c'est à la cocotte-minute. Une chaleur étouffante qui confirme que je suis définitivement grillade quand Anne préfère la cuisson vapeur. Heureusement notre Hyunday mini a la clim ! Et il faut bien des champs de termitières geantes pour nous faire sortir de notre frigidaire roulant. Elles font 2m50 de haut et s'alignent, au milieu des herbes hautes, par cinquantaines (ça doit être le centre financier du monde des termites...). Il y a des panneaux tout autour nous dissuadant d'approcher.
On est entré dans le pays des crocos et il y a de l'eau partout autour. Bien décidé à prendre une photo, j'en repère une à deux mètres seulement du bord de la route et finis par convaincre Anne qu'aussi près de la civilisation, on ne peut pas risquer grand chose. J'obtiens ma photo, mais j'avais tort : on manque de marcher sur un serpent en sortant de la voiture.
Un peu fatigué de chercher ma boite de vitesse à ma droite et de déclencher mes essuie-glaces au lieu du clignotant, j'aspire à une petite pause en milieu de chemin. Je ne réagis pas assez vite cependant et on dépasse la baraque à frites qui se vantait d'être la dernière chance de trouver une bière avant Jabiru...
Jabiru (du nom aborigène de l'oiseau dont on reparlera) est la ville centrale du parc de Kakadu et le bout de la route (tellement paumé que Google maps ne l trouv même pas sur blogabond). Après, c'est le Arnhem Land, un territoire de 150 000 km2, sans le moindre accès, où vivent 6000 aborigènes, et où personne n'entre sans permis. Le plus grand, et sans doute le dernier, espace inviolé d'Australie. Jabiru compte pour sa part un petit millier d'habitants, une police-station, une bibliothèque, un piscine municipale, des pelouses impeccables et trois « hotels » potentiels. Le Kakadu Lodge (un camping), le Crocodile Kakadu Lodge (un holyday inn en forme de crocodile construit en taule ondulée) et le Lakeview park qu'a choisi Anne pour ses bush bungalows. Sans doute ce qu'il y a de plus authentique dans ce bled :
une plateforme sur pilotis, quatre murs de taule et une toile en guise de toit, sans fenêtre ni air conditionné. L'étouffe-minute.
Avec un peu de verdure autour, un fan poussif et un lit. On aura compris que je manque initialement d'enthousiasme pour notre nouveau pied-à-terre. Sans doute parce que j'ai quelques km dans les pattes, que je suis fatigué et que j'aspire à un peu de fraicheur dans la moiteur tropicale de cette fin de wet season. Une légère frustration qui tourne à la vraie contrariété quand on apprend, au surplus, que Jabiru est une « dry community » (la baraque à frites sur la route ne faisait pas de publicité mensongère : on ne vend pas d'alcool à Jabiru) : je ne pourrai même pas boire une bière fraiche sous le auvent de notre cocotte !
Passé ces légers désagréments, je dois reconnaître que la température devient presque clémente à la tombée de la nuit, qu'en survoltant le ventilo et en laissant le frigidaire ouvert,
on arrive presque à dormir sans transpirer comme au hammam. Et puis, il y a des côtés très exotiques dans le bush bungalow :
le ballet en ombres chinoises des geckos qui courent sur la toile de notre tente et les projectiles étranges qui nous tombent dessus pendant la nuit à travers les lames du fan (des fientes de geckos d'abord et puis carrément une belle grenouille toute verte qui fait faire un joli bond à Anne).

http://picasaweb.google.com/microsam/DarwinToJabiru#

permalink written by  Anne & Sam on March 26, 2010 from Darwin, Australia
from the travel blog: Australia, another step in Darwin's shoes
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